La Quattroporte (quatre portes, en italien) est une berline de grand tourisme du constructeur automobile italien Maserati, déclinée en 6 générations depuis 1965.
Cette dernière génération de Quattroporte a été présentée officiellement en novembre 2012. Elle sera commercialisée lors du salon de l’Automobile de Détroit 2013. Pour l’été 2016, la Quattroporte sera restylée, avec une carrosserie entièrement en aluminium.
Dessinée par le chef du style du groupe Fiat, Lorenzo Ramaciotti, un ancien styliste de Pininfarina.
La fabrication de cette luxueuse grande routière de sport est assurée dans l’ancienne usine de la Carrozzeria Bertone de Grugliasco, près de Turin, où le groupe Fiat a réalisé de très importants investissements pour fabriquer ce nouveau modèle.
Cette Quattroporte Diesel apparaît agile et vive, procurant des accélérations énergiques avec “seulement” 275 ch et un gros couple de 600 Nm. Sur autoroute, la transalpine se montre rassurante et fait preuve d’un confort impérial. En mode Normal, la boîte automatique enchaine ses huit vitesses et rétrograde avec douceur, tandis qu’en position Sport, elle rechigne souvent à passer le rapport supérieur, alors que le V6 est déjà monté très haut dans les tours. Dans ce cas, on s’agrippe au volant et, d’un coup d’index, on actionne la grande palette de droite, facilement accessible au demeurant. Même à rythme élevé, les suspensions se comportent toujours honorablement au bénéfice de l’aisance.
Au niveau des sensations auditives, cette fois, la Quattroporte Diesel donne un concert en plein air gratuit aux passants, et ce à chaque accélération, même légère. Pour en profiter depuis l’habitacle, les passagers n’ont qu’une seule option: ouvrir les quatre vitres. En effet, comme sur la Ghibli, le V6 diesel s’alloue les services précieux d’un échappement actif, et de divers résonateurs et haut-parleurs qui entrent en action dès que l’on enclenche le mode Sport. Avec force glouglous graves qui font davantage penser à un gros V8 américain qu’au V6 essence de la marque au Trident, cette Maserati parvient à tromper son monde et à faire oublier qu’elle roule à “l’huile lourde”. En quantité mesurée d’ailleurs, car, selon le constructeur de Modène, la consommation moyenne se situerait à 6,2 l/100 km, soit une autonomie de plus de 1.000 km.