Chez Maserati, l’éternel rival de Ferrari, les gros coupés sont légions depuis les années 60. Presque une “religion” pour la marque au Trident, qui concilie depuis toujours le meilleur des deux mondes : luxe et sportivité.
Du coup, le musée Maserati doit ressembler à une galerie d’art moderne. Car à chaque fois qu’un coupé s’éclipse du catalogue pour prendre sa retraite, il est aussitôt remplacé par un autre, toujours plus proche d’une sculpture sur quatre roues que d’une voiture.
Preuve en est avec la superbe GranTurismo, qui vient en 2007 compléter la gamme aux côtés de la tout aussi séduisante Quattroporte. Avec la GranTurismo, la sportivité si chère à la marque mise en avant, carrosserie de coupé oblige.
Et quel coupé ! Signé Pininfarina, la GranTurismo fera sans doute date grâce à un design “haute-soudure” de toute beauté, presque caricatural. La proue, vraiment méchante avec sa gueule béante en guise de calandre, est mise en avant par des phares bi-xénon très menaçants, eux-même intégrés dans des ailes rebondies à souhait, garnies d’ouïes latérales pour évacuer les calories du compartiment moteur.
En dépit d’un clin d’œil aux productions passées avec sa calandre concave très originale, la belle italienne soigne son Cx, fixé à 0,33. Il est vrai que cette “fille de l’air” suggère, même à l’arrêt, la vitesse.
Sa ceinture de caisse, très dynamique, joue également du déhanchement vers le passage de roue arrière, pour mourir sur le coffre, ramassé. Cet arrière, assez fuyant avec son porte-à-faux plus important, évoque lui aussi la puissance avec un bouclier en forme d’extracteur d’air en sa partie inférieure, logeant sur les côtés pas moins de quatre sorties d’échappement. Efficace !
Belle dehors, l’Italienne l’est autant dedans. L’habitacle, intégralement revêtu de cuir Poltrona Frau, donne dans le registre “bon chic, bon genre”. Partout, le Trident est omniprésent : sur le volant multifonctions bien sûr, mais aussi sur les appuie-tête et sur la célèbre horloge ovale, apportant une petite touche rétro dans cet univers high-tech.
Car en dépit d’un certain classicisme, cette GT fait le plein d’équipements dernier-cri. En atteste un combiné multimédia intégrant un GPS couleur, des capteurs de pluie et de lumière, une climatisation automatique bi-zone, ou encore une colonne de direction et des sièges électriques.
Les matériaux sélectionnés respirent la qualité et sont assemblés avec le plus grand soin, supprimant tout bruit de “mobilier. Quant à l’ergonomie, intuitive, elle permet de se familiariser rapidement avec les commandes, chose essentielle lorsque l’on a entre les mains un tel pur-sang.
Enfin, pour offrir toujours plus de confort, la GranTurismo adopte exclusivement une boîte automatique ZF à 6 rapports, introduite sur la Quattroporte. Une transmission étonnante par sa douceur de fonctionnement. Cela étant, afin de séduire aussi les sportifs, elle dispose de palettes situées derrière le volant permettant, d’une pichenette, de changer instantanément de vitesse.
Pour finir le tour du propriétaire, sachez que cette Maserati est une grande 2+2, disposant de quatre vraies places et d’un coffre en rapport (260 litres), assez vaste pour embarquer la bagagerie.
La GranTurismo peut compter sur un fleuron de l’industrie italienne : un somptueux V8 4.2 32 soupapes de 405 ch signé Ferrari. Son origine ne fait aucun doute, avec une “signature acoustique” vraiment unique dès le démarrage, qui réjouira les mélomanes.
Ce moteur fort en couple (460 Nm à 4.750 tr/min) tolère parfaitement d’évoluer sur un filet de gaz. Voilà qui est idéal pour la ville, surtout lorsque l’on sélectionne le mode Drive, tout automatique !
A la moindre sollicitation de l’accélérateur, cette Maserati vous plaque avec conviction au fond des sièges, pour vous expédier rapidement bien au-delà des limitations. La poussée, franche et linéaire, mêlée à une tenue de cap rigoureuse et à une insonorisation soignées situent la GranTurismo dans le clan des GT huppées.
Cette propulsion n’est en rien aseptisée… Sa direction précise et son moteur communicatif participent beaucoup au plaisir de conduire, tout comme l’équilibre remarquable de son châssis (49% des masses sur l’avant, 51% sur l’arrière). De plus, la possibilité de basculer la boîte automatique en mode “séquentiel” apporte un vrai plus pour l’amateur de conduite dynamique.
Enfin, en sélectionnant le mode “sport”, la belle italienne voit sa cartographie-moteur se modifier pour offrir un supplément d’âme, en étant capable de tutoyer de très hauts régimes (405 ch à 7.100 tr/min).
Avec la GranTurismo, Maserati nous propose une GT vraiment belle, mais pas trop rebelle.
Notre Maserati Granturismo totalise moins de 78 200 km et son historique est le suivant :
15/03/2008 : Livraison chez Maserati
21/10/2008 : 19 297 km 1ʳᵉ révision chez Maserati
03/02/2010 : 39 990 km 2ᵉ révision chez Maserati
09/08/2016 : 72 033 km 3ᵉ révision chez Maserati
15/05/2020 : 76 514 km 4ᵉ révision chez Maserati
Une révision sera faite chez Maserati avant livraison.