À l’heure où le downsizing règne sur les bureaux d’études, la Chevrolet Camaro reste fidèle à un gros V8 de 6,2 litres. La tradition a du bon ! Ce moteur délivre un agrément incomparable pour un prix défiant toute concurrence, dans la lignée des muscle cars les plus emblématiques.
Trois générations plus tard, la Chevrolet Camaro a fait d’énormes progrès, mais n’a rien perdu de son impact visuel : avant taillé en pointe, hanches marquées, ceinture de caisse haute… La version de série a su rester très fidèle au concept-car dévoilé au Salon de Detroit en 2006.
À l’intérieur, la Camaro a su s’adapter à l’Europe. La planche de bord reçoit un insert en cuir, absent sur la version américaine. La qualité perçue fait ainsi un bond en avant. Certes, elle ne rivalise pas avec une BMW M3. Mais elle tord le cou à la réputation “plastoc” qui colle à la peau des américaines.
L’équipement se montre quant à lui généreux au regard du tarif : sellerie cuir, sièges chauffants, affichage tête haute, caméra de recul, kit mains-libres Bluetooth…
On n’achète pas une Camaro pour son luxe intérieur mais pour son V8, toutefois. Au démarrage, le râle donne satisfaction. A l’accélération, le “Small Block” distille un agrément typique des grosses cylindrées. Le couple répond présent dès les bas régimes, propulsant avec vigueur ce coupé. La poussée se fait par la suite très linéaire. Sans se montrer rageur à hauts régimes, ce moteur culbuté délivre un agrément incomparable, que ce soit en conduite dynamique ou lors de trajets plus coulés.
La sonorité se révèle évocatrice, exhalant un fort parfum d’Amérique. Le grondement qui accompagne chaque accélération réjouira l’amateur.