Après la délicate période Ford, la firme anglaise est de retour sur le devant de la scène, prête à taquiner voire bousculer les premiums allemands. La F-Type renoue avec le passé glorieux de la marque tout en se projetant vers l’avenir.
Rien ne va plus dans l’aristocratie anglaise. Après la dévergondée XKR-S, Jaguar remet le couvert en présentant sa virulente petite sœur. Baptisée F-Type en hommage à la mythique Type E. La F-Type attire les regards avec frénésie. Merveilleusement dessinée, elle peut même se vanter d’être aussi belle capotée que décapotée. Ne nécessitant que 12 secondes, la transformation est extrêmement rapide et peut s’effectuer en roulant.
De série chaussée en 18″, le roadster F-type peut s’équiper de divers jeux de jantes de 19 et 20″. Gaydon revendique une aérodynamique très travaillée, au travers de la prise d’air avant sous la grille et du diffuseur arrière. Un aileron arrière déployable à des vitesses supérieures à 100 km/h produit jusqu’à 120 kg d’appui pour une meilleure stabilité.
L’inspiration des premiums allemands est perceptible dans la qualité d’assemblage et dans la finition. Malheureusement, le constructeur britannique allé jusqu’à singer leur politique d’options avec un catalogue aussi fourni qu’une liste de frais bancaires. Si bien que l’on arrive très rapidement à 20.000 € d’options en piochant dans les huit packs existants ! Il y a, entre autres, le Technologique, le Visibilité, le Confort et le Cuir Etendu.
Un détail vite éclipsé par les grognements émis par le félin. L’usage du klaxon est absolument inutile puisque en un coup de gaz, la voiture qui vous précède se décale gentiment pour vous laisser le champ libre.
Par rapport au V8, plusieurs différences sont à relever. Le taux de compression passe de 9,5 :1 à 10,5 :1 et la suralimentation est assurée par un compresseur Twin Vortex. A l’instar d’Audi sur ses S4 et S5 V6T, Jaguar a installé le compresseur au centre du V, opération rendue possible par l’ouverture à 90°. Le Twin Vortex comprend un échangeur d’air à refroidissement liquide tandis que le contrôle de poussée du surcompresseur est supervisé électroniquement par le nouveau module de gestion moteur Bosch.
Jaguar poursuit son partenariat avec ZF pour la fourniture de la transmission en s’équipant de la nouvelle à huit rapports. Le manufacturier personnalise les réglages de sa boîte à la demande et, comme c’était le cas sur la XKR-S, les rapports passent extrêmement rapidement.