La plus puissante déclinaison de la Challenger baptisée SRT Hellcat High OutPut abrite un bon vieux V8 6.2l à compresseur développant la bagatelle de 717 ch. Elle se reconnait à ses logos spécifiques mais aussi son phare avant droit évidé faisant office d’entrée d’air pour gaver le moteur.
Avec 5 m de long pour 1,92 m de large, la Dodge Challenger SRT Hellcat arbore un gabarit plus impressionnant. Ce grand coupé 2 portes propose trois places arrière assez spacieuses pour des adultes de taille moyenne. Le coffre est pratique à charger et offre un volume confortable. Si les américains n’ont pas toujours été tatillons sur la finition, il faut admettre que la Challenger est bien présentée avec un mobilier composé de matériaux bien rembourrés et des placages en aluminium bouchonnée du plus bel effet. Les sièges baquets siglés SRT disposent d’un réglage électrique en longueur, sont chauffés, ventilés et assurent un excellent confort tout en maintenant bien le corps. La Dodge Challenger séduit aussi par son ergonomie bien pensée. L’écran tactile permet d’accéder facilement aux différents modes de conduite (Eco, Track, Sport, Custom ou Default), offre une foule d’informations et intègre une clef 3G intégrée pour ajouter des applications, localiser son véhicule ou diffuser le Wifi à bord. Comme toute ricaine, la Dodge Challenger SRT Hellcat embarque aussi une chaine Hi-Fi Harman Kardon avec un caisson de basse de compétition sous le plancher du coffre. Bref, cette Dodge reste à la page.
C’est pas l’homme qui prend la Dodge, c’est la Dodge qui prend l’homme. Tintintin ! Dès la mise en route de l’énorme V8, son grondement vous met en garde. Et la première pression du pied droit fait patiner les roues arrière. L’antidérapage déconnectable en mode Track et assez permissif en mode Sport rend la voiture très vive du train arrière à l’accélération. L’ample rayon de braquage n’est pas idéal en ville tout comme l’ample rayon de braquage et la visibilité limitée. La caméra de recul n’en est que plus appréciable. La Challenger se détend sur voie rapide où sa longueur et son poids conséquent lui assure une bonne stabilité.
Le train avant est bien chargé et les suspensions électroniques Bilstein filtrent bien les chocs et le train arrière multibras assurent un bon guidage. Il faut tout de même accepter un certain niveau de fermeté même sur le mode « Street » le plus douillet. Et se méfier des ruades du train arrière sur le mode « Track ». Bien campé sur ses jantes de 20 pouces, la Challenger peut aussi compter sur ses puissantes mâchoires Brembo à six pistons qui gomment sa masse pachydermique. Bardée de couple de 2000 à 5900 tr/mn, le moteur vous assène des uppercuts façon Tyson tout en hurlant sa rage.