Si vous êtes amateur de mélodie mécanique, l’Audi RS3 Sportback va vous en mettre plein les oreilles. Grâce à son cinq cylindres magique, la super-compacte aux anneaux interprète à merveille une partition en pistons majeurs qui fait aussi oublier quelques défauts.
Pour qu’une simple chanson passe au rang de morceau d’anthologie, les premières notes sont souvent capitales. Alors, dès le démarrage, l’Audi RS3 Sportback donne le « la » d’une pétarade spectaculaire qui n’augure que du bon pour la suite.
Impossible en effet ne pas se laisser emporter par le maestro logé sous le capot avec des envolées rauques rendant totalement accrocs. Il faut dire qu’avec son cinq cylindres gavé par un turbo, la super-compacte d’Audi propose une partition vraiment atypique. Et pour cause, c’est l’une des dernières voitures au Monde à disposer de cette architecture mécanique. Pour perpétuer cette tradition maison qui a notamment fait les beaux jours des quatre anneaux en Rallye, Ingolstadt a toutefois dû revoir sa copie. Par rapport à la version de 2014 (367 ch), la RS3 Sportback restylée adopte en effet un « 5 pattes » revisité avec entre autres un carter qui n’est désormais plus fait de fonte mais d’aluminium. Plus que le gain en puissance (+ 33 ch) et en couple (+ 15 Nm) qui ne transfigurent ni les performances impressionnantes (0,2 secondes de gagnées au 0 à 100 km/h) ni les sensations (fortes) ressenties, il faut surtout retenir que ce nouveau bloc pèse moins sur le train avant avec un gain annoncé de 26,6 kg.
L’Allemande s’avère incroyablement docile afin d’être utilisable au quotidien y compris côté amortissement. Avec ses vraies places arrière, son coffre suffisant et son habitacle tiré à quatre épingles, la RS3 Sportback permet de partager entre amis l’amour pour la grande musique !