Avec 310 ch tirés d’un 2.0 turbo volontaire, la S3 fait de la performance son cheval de bataille.
Le petit plus dont raffolent les Allemands, c’est l’Autobahn, ces fameuses portions d’autoroute gratuites et sans limitation de vitesse. Un terrain où la nouvelle S3 excelle. Mais de notre côté du Rhin, le plaisir naît plus généralement sur nos belles et sinueuses petites routes. Et, pour cela, il vaut mieux un châssis aux petits oignons. Avec sa direction à la démultiplication variable – de plus en plus directe au fur et à mesure du braquage – et un train avant scotché au bitume, cette S3 régale dans les grandes courbes comme dans les virages plus serrés.
Et si on joue sur les transferts de masse, son train arrière accepte de gentiment dériver, annulant ainsi toute velléité de glisser du nez. Il suffit pour cela de lever brusquement le pied de l’accélérateur, ou mettre une petite impulsion sur le frein. Et pour les irréductibles, un mode sport de l’anti-dérapage ESP reste disponible pour laisser un peu plus de marge dans cette agilité, sans que cela ne devienne jamais outrancier. Bref, de vrais réglages sportifs, comme seules les Audi S et RS en bénéficient.
Plaisir garanti, donc, d’autant que la direction, idéalement assistée dans son mode Auto de la fonction Drive Select (paramétrage de la direction, du moteur-boîte, de la suspension…), bénéficie de la bonne consistance pour toujours juger de l’adhérence. Mis parfaitement en confiance par ce châssis joueur mais sûr, on peut alors solliciter sans retenue le 2 l turbo et profiter de ses 310 ch, d’autant qu’avec la transmission intégrale la motricité est irréprochable. S’il pousse vraiment fort (0 à 100 km/h en 4,8 s), ce quatre-cylindres turbo à injection directe est toutefois extrêmement linéaire, avec ses 400 Nm disponibles de 2 000 à 5 450 tr/mn. C’est très efficace au quotidien!