Plutôt en forme, le Hyundai Tucson est le modèle le plus vendu en France du constructeur coréen.
N’en déplaise à ses détracteurs, le mazout jouit toujours d’une certaine prépondérance chez les SUV intermédiaires. Et cela en dépit de la tendance à la chasse au Diesel et à la réduction de l’écart de prix à la pompe entre les carburants. La fiscalité basée sur le CO2 est ainsi faite, le Diesel conservera un avantage économique sur les gros modèles routiers et familiaux.
Pour le Tucson, un restylage intervient après trois ans de carrière. Et un peu plus de 30.000 unités vendues en France tout de même, depuis son arrivée en 2015. C’est modeste comparé aux stars Volkswagen Tiguan ou Peugeot 3008, mais pas ridicule compte tenu de la relative jeunesse de la marque dans l’hexagone.
Outre la calandre et les optiques redessinés, uniformisés avec le reste de la gamme Hyundai, la refonte concerne surtout les différentes motorisations avec deux nouveautés côté Diesel, donc : l’ancien 1.7 disparait, remplacé par le récent 1.6 CRDi proposé en deux niveaux de puissance. 115 ch en simple traction, et 136 ch disponible en 4 roues motrices avec une boite double embrayage épaulée par une hybridation légère et un réseau de bord 48V.
En soi, le fonctionnement est totalement imperceptible. Contrairement à un hybride classique, aucun moteur électrique ne vient se substituer au thermique. Le principe de la micro-hybridation commence à être connu, Les Renault Scenic Hybrid Assist, les nouvelles Audi A6 et le récent 6 cylindres en ligne de la Mercedes Classe S y ont droit.
La batterie de 0,44kWh, alimente le réseau 48V et un alterno-démarreur, accouplé au 4 cylindres Diesel.
Le but n’est pas tant d’épauler le moteur thermique en accélération (qui profitent pourtant d’un peu plus de punch) que de permettre de maximiser le temps passé en roue libre à rythme de croisière et de favoriser la douceur de marche. Le Diesel ne se coupe totalement qu’à très faible allure, en deçà de 3 km/h.
Hormis une souplesse et des relances de bon aloi sur les parties sinueuses, le bénéfice du système sur son appétit est donc surtout notable sur route et voie rapide, à vitesse stabilisée. Le reste du temps, le 1.6 CRDi de 136 ch offre suffisament de punch et se montre moins gourmand.
L’habitacle profite d’une modernisation marquée. Pas plus de fantaisie qu’auparavant, mais la construction est sérieuse et les matériaux semblent plus soignés. Outre l’écran en surplomb au sommet de la console centrale et le système média à la page, les nouveautés concernent les équipements de sécurité et multimédia. Citons notamment le freinage d’urgence autonome de série, la reconnaissance des panneaux, l’aide au maintien de file ou encore l’interface Apple CarPlay et Android Auto.
Pour le reste, rien ne change. Et toujours le même espace aux places arrière, le Tucson reste l’un des plus vastes de la catégorie.