La boîte automatique de la GranTurismo 4.2 est accusée par les conducteurs les plus sportifs d’aplanir les 405 ch du noble V8 4.2 d’origine Ferrari. Message reçu : cette “S” arrive ensuite, assaisonnée de la dose adéquate de pili-pili. Le V8, passé à 4.7 l et 440 ch, est associé à une boîte séquentielle robotisée capable de passer ses rapports aussi vite que l’éclair. Pour s’acclimater à la belle, c’est sur le mode automatique que l’on effectue les premiers kilomètres. De prime abord, le miaulement étouffé du moteur et le confort, très correct malgré un châssis raffermi, font penser que rien n’a changé. Erreur, car un petit bouton magique, simplement baptisé “Sport”, vient révéler la métamorphose, libérant partiellement les échappements. À noter que ce son à la demande commandés par interrupteur se retrouve sur sa cousine, la très rare Alfa Romeo 8C, équipée du même moteur 4.7
L’équipement de la GranTurismo S est digne des meilleurs GT avec sièges électriques cuir-Alcantara, GPS à écran 7 pouces, disque dur 30 Go, système antivol, etc…
On enfonce ensuite le bouton baptisé “auto” qui, lui, passe du mode automatique au mode manuel. Et là, bingo! L’activation de ce second bouton libère totalement le caractère sanguin de cette Maserati. Les six rapports montés à la volée avec le son déchirant du V8 énervé ont un réel pouvoir euphorisant, même sur les plus blasés, surtout lorsque la vitre est ouverte et qu’un mur renvoie le son à l’intérieur ! Un plaisir d’autant plus intense que, passé 5.500 tr/mn, le système “MC-Shift” emprunté à Ferrari passe les rapports en 100 ms seulement, soit 50 ms de moins qu’une F430 F1. Véloce, rageuse, la Maserati ne concède d’ailleurs à celle-ci que 4,9 s pour atteindre 100 km/h. Et grâce à ses organes revus (suspensions et freins), cette S fait maintenant preuve, en conduite soutenue, d’un comportement routier à la hauteur de ses prétentions.
Les virages sont engloutis avec efficacité et les freins à étriers en alu n’appellent plus la critique. Les palettes, qui restent fixes lorsque le volant tourne, sont un modèle d’efficacité. Montrant beaucoup de douceur en usage urbain, elles seront volontiers utilisées au quotidien. Quant aux hurlements de type grand-prix, ils sont à réserver aux quart d’heure de folie passagère. Mais le fait de pouvoir changer d’ambiance sonore est véritablement le trait marquant de ce modèle, même si l’idée avait déjà été défrichée dans les années 60 par un accessoiriste pour la R8 Gordini, ainsi que par les américaines Vector et Dodge Stealth.
Notre Maserati Granturismo totalise moins de 25 090 km et son historique est le suivant :
26/10/2010 : préparation et livraison chez Maserati Paris
06/03/2012 : 2 385 km 1ʳᵉ révision chez Maserati
27/08/2014 : 5 376 km 2ᵉ révision chez Maserati
26/01/2017 : 7 460 km 3ᵉ révision chez Maserati
14/01/2020 : 9 152 km 4ᵉ révision chez Maserati
07/01/2022 : 10 508 km 5ᵉ révision chez Maserati
Un nouvel entretien sera fait pour la vente chez Maserati